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Extraits du Numéro 102 : décembre 2002
Jean-Pierre Caron : nouveau chef de choeur
Noël, la fête qui fait peur (entretien avec Eliane et Victor Schwach)
Journée Mondiale de Prière des Femmes 2003 (rencontre avec Laurence Gangloff)
Monsieur Jean-Pierre Caron Chef de Chur
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Natif de Douai,( Pas de Calais) et enfant d'une famille de musiciens, c'est à 6 ans qu'il fait ses débuts au Basson. A 10 ans Mme Zurflut lui fait remporter son premier concours au conservatoire de Lille. Il passe à la télévision dans la célèbre émission de Mireille "Le Petit Conservatoire". A l4 ans il reçut la plaquette d'argent du plus jeune bassoniste de France. Plus tard il s'engage à l'armée à Bordeaux comme Saxo Ténor et saxo soprano. En 1966 en réponse à une petite annonce de l'harmonie Peugeot (qui cherchait un bassoniste depuis 15 ans) il s'installe avec son épouse dans notre région. On le retrouve ensuite professeur de musique à Montbéliard et Héricourt (avec Mr Jean Robein), soliste à l'harmonie Peugeot, directeur de la Lyre belfortaine, de la chorale de Bermont, de l'Orchestre philharmonique de Seloncourt, de l'école de musique de Lomont et depuis 1996 celle de Belveme. Cette école accueille environ 50 élèves et regroupe un orchestre de 37 musiciens (principalement des instruments à vent) qui participe aux manifestations locales. En octobre dernier il crée l'école de musique de Chenebier avec 17 élèves. C'est un passionné qui a pris la succession de Monsieur J. Pochard à la tête de la chorale paroissiale. Soprano, Ténor, Basson n' hésitez plus, venez rejoindre la chorale, Jean Pierre Caron vous communiquera sa passion... C.S. |
La fête qui fait peur
Pendant 17 ans Victor et Eliane Schwach ont passé Noël dans un établissement qui aide les malades alcooliques Le" Château Walk" à Haguenau est une institution thérapeutique d'origine chrétienne. Ce sont essentiellement des hommes, qui y séjournent pour guérir de leur problème d'alcool. Victor Schwach, le directeur du Centre Bretegnier d'Héricourt, était directeur du Château Walk. Avec sa femme Eliane ils habitaient sur place. Pour les pensionnaires du Château Walk le temps de Noël suscitait beaucoup de tension. |
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| Ulrich : Les patients du château Walk viennent pour un séjour de plusieurs mois. Qu'est-ce qu'une fête comme Noël représente pour eux ? Victor : En Alsace, Noël est le moment le plus important de l'année. C'est un temps à part, la vie sociale s'arrête à Noël, chacun se retrouve dans sa famille. Pour les personnes alcooliques cette fête cristallise ce qui est douloureux : les mauvais souvenirs du passé, les relations difficiles du présent et les inquiétudes concernant le futur. La semaine précédente, on organisait des réunions pour parler de Noël. S'y exprimait le rejet unanime de cette fête. Elle rappelle trop de mauvais souvenirs ; Noël, c'est la fête qui fait peur. Je dirais que ces hommes se sentent comme la petite fille aux allumettes dans le compte d'Andersen ; ils sont dehors dans le froid et regardent par la fenêtre le bonheur des autres. Ulrich : La veille de Noël, y avait-il une fête au château Walk ? Victor : Nous avons toujours préparé cette soirée ensemble avec les pensionnaires. Au début personne n'osait proposer quelque chose. Mais petit à petit la soirée prend forme. |
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| Eliane : Ils voulaient même des chants : du "Hisse ého" et "Petit papa Noël" jusque à "Trouver dans ma vie ta présence" - On a donc chanté tout cela. La veillée était toujours réussie et les participants tous très contents. Avec le temps des anciens sont revenu fêter Noël avec nous; d'autres ont invité leur famille plutôt que d'aller en permission. |
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| Ulrich : Était-il plus facile pour eux de soutenir la solitude, parce qu'ils n'étaient pas seuls ce jour là? Victor : La communauté ne change pas automatiquement les choses. On peut se sentir très seul dans la famille, dans un village ou un quartier. Mais la communauté peut aider si quelque chose est organisé. Toute la journée du 24 décembre les choses étaient lourdes. Et c'était la solitude maximale à l'apéritif du dîner. Après, l'ambiance se mettait progressivement en place, au cours du repas pris en commun et surtout pendant la veillée, jusqu'au moment convivial d'après veillée. Nous avons toujours vécu un petit miracle de Noël ! La peur, la méfiance, la tension disparaissaient ; chacun était apaisé et ensemble nous vivions une rencontre chaleureuse. Ulrich : Vous n'avez pas senti le besoin de passer la veille de Noël chez vous, à la maison, avec la famille? Eliane : Nos enfants ne connaissent pas d'autre forme de fête de Noël. Au centre Bretegnier nous fêtons également avec les patients, le pasteur Charbonnier et ses enfants. Les enfants jouent de la musique. On lit des textes ... Pour nous c'est ça : Noël, être ensemble avec d'autres. Ulrich Ziegler |
Les femmes du Liban - rencontre avec Laurence Gangloff
| Accueillant malgré les contrastes et conflits
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Laurence Gangloff (pasteur en alsace) a un sourire, quand elle parie du Liban, pays, où elle a vécu entre 1996 et 2001. Elle est venu à Héricourt dans le cadre de la préparation de la Journée Mondiale de Prière des Femmes pour introduire l'histoire de ce pays et raconter ses expériences. Les femmes, qu'elle a rencontrées à Beyrouth, n'utilisaient pas le mot "guerre" pour ce qui c'est passé entre 1975 et 1989: "Elles me parlaient de quartiers touchés par des bombardements ou des combats. Mais en même temps, ces femmes partageaient leur pain avec les familles, que leurs maris combattaient." C'était pendant la préparation de la Journée Mondiale de prière que ces femmes ont pu accepter que ce temps avait été un temps de guerre. Malgré ces difficultés, le Liban s'est présenté à Laurence Gangloff comme un pays accueillant. "Gardez surtout cette image", dit-elle et montre la photo d'un vieillard, ridé et souriant. Il a perdu une jambe dans un champ de mines dans le Sud du Liban. Ulrich Ziegler |
La nouvelle rosace du temple de Couthenans
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"la rose de Martin Luther" La rosace du temple, vétuste et en mauvaise état devait être remplacée, Monsieur Pairis d'Echenans, verrier amateur, et ami de la paroisse, a accepté avec enthousiasme de se lancer dans cette grande aventure que de réaliser une rosace pour le temple. Pour une rosace quoi de plus évident pour des luthériens que de faire une rose de Luther, seulement peu d'entre nous en connaît son origine et sa signification. Pour moi c'était aussi une occasion de faire connaître ce symbole de notre église. Après plusieurs recherches sur le sujet Monsieur Pairis mi août me propose un dessin, et ensuite se lance dans la réalisation concrète après avoir cherché dans la région parisienne le verre. Très vite le projet prend forme et le 5 octobre la rosace est posée au temple. Le dimanche 13 octobre nous inaugurons la rosace. Je voudrais encore remercier ici au nom de la paroisse Monsieur Jean-Marie Pairis pour son travail qu'il a fait avec tant de minutie et d'application. Olivier Schneller |
| La rose de Luther Voici ce que j'ai fait graver sur mon sceau comme symbole de ma
théologie. D'abord, une croix noire sur un cur rouge. Ce cur repose sur une rose blanche pour montrer que la foi donne la
joie, la consolation et la paix. La rose est placée dans un champ d'azur, signe que cette joie dans l'esprit et dans la foi est le Début de la joie céleste à venir. Le cercle d'or dont ce champ est entouré, montre que le bonheur céleste n'a pas de fin et qu'il surpasse tout autre bonheur, comme l'or est le plus précieux des métaux. |
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