Eglise Evangélique Luthérienne de France

Inspection de Montbéliard

 

Situation géographique

L’inspection Ecclésiastique de Montbéliard a pour noyau l’ancienne principauté de Montbéliard (hachures sur la carte) dont l’ensemble des habitants avait adhéré à la Réforme entre 1 523 et 1541

carte des églises.jpg (122067 octets) Au siècle dernier cette inspection s'est sensiblement étendue (par le rattachement des protestants disséminés en pays catholique) aux arrondissements de Vesoul et Lure en Haute-Saône, à Maîche et Baume-les-Dames dans le Doubs et au Territoire de Belfort.

Au delà de cette limite (trait continu sur la carte), les protestants font partie soit de l'Eglise Réformée de France (Doubs, Haute-Saône, Vosges ), soit de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg ou de l'Eglise Réformée d'Alsace et de Lorraine (Haut-Rhin).

 

Trois étapes de son histoire

 XVIe siècle : Pierre Toussain

Pierre Toussain, Réformateur du Comté de Montbéliard. fut le premier surintendant des Eglises du Comté. Il s'inspira en partie de l'oeuvre de Farel et tenta d'apaiser les tensions entre Réformés et Luthériens jusqu'à ce que le Prince de Wurtemberg impose la formule de Concorde de Wittenberg (1570), date à laquelle cette Eglise devint luthérienne.

XVIIIe siècle : Piétisme Morave

Menacée et dévastée, la principauté de Montbéliard trouvera vers 1737 une stabilité et une paix relative (règne du Prince Charles-Eugène 1737-1793), qui engendra un développement économique marqué. Cette prospérité, après le rattachement à la France (1 793) va se poursuivre et favoriser avec l'influence des Frères Moraves un renouveau spirituel et moral.

XIX et XXe siècles : L’ère industrielle

Au début du XIX° siècle le Pays de Montbéliard tout comme son Eglise vont se transformer suite à l'essor industriel sans précédent, marqué essentiellement par le passage d'une situation agricole à une situation industrielle, par l'éclatement administratif du «Pays» et notamment par la minorisation de la population locale protestante par rapport à une nouvelle population catholique majoritaire.

Cette évolution va s'accentuer tout au long du XXe siècle et en particulier durant les vingt dernières années pour aboutir aujourd'hui à une population hétérogène (20 % de migrants) et multi-confessionelle. Face à cette évolution marquée par un changement d'attitude de nos contemporains vis-à-vis de la religion, l'Eglise du Pays de Montbéliard se voulant une communauté vivante de croyants, a dû s'adapter et répondre aux nouvelles formes de besoins en créant des structures plus accueillantes, source d'une participation plus active de l'homme comme en témoigne le dynamisme de ses œuvres.

 

Structure actuelle

Avec l'Inspection Ecclésiastique de Paris, l'Inspection de Montbéliard constitue l'Église Évangélique Luthérienne de France.

Cette Église est soumise aux décisions prises par deux synodes d'Inspection et un synode général. Elle est administrée par une commission synodale dans chaque région et par une commission exécutive pour l'ensemble. (Dans chacune de ces assemblées fa représentation est la suivante : deux laïcs pour un pasteur).

St-Martin.jpg (76949 octets) L'Inspection de Montbéliard compte actuellement :

- 37 postes paroissiaux,
- 4 postes régionaux spécialisés,
- 1 secrétariat,
- 24 paroisses réparties en 5 consistoires.

30.000 fidèles environ, pour la plupart en milieu urbain autour de Montbéliard et Belfort, représentent quelques 10 % de la population totale.

ci-contre l'Eglise Saint-Martin de Montbéliard

Cette population, à caractère essentiellement industriel {construction automobile et mécanique) a nécessité notamment la création parmi les postes régionaux spécialisés d'une Mission dans l'industrie animée par un permanent.

 

Œuvres

Hormis les commissions travaillant en liaison avec la circonscription synodale (œcuménisme, enseignement religieux, ministères...) des œuvres se sont créées au rythme des besoins, telles que :

- l'hôpital privé d'Héricourt, devenu le Centre de Réadaptation Fonctionnelle Ernest Bretegnier
- la maison de retraite pour personnes âgées de Beaucourt,
- l'Institut médico-éducatif de Giromagny,
- la maison de repos d'Abbevillers,
- le centre de rencontres de Glay.

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Mouvements

Des mouvements tels que :

- la CIMADE (Service œcuménique d'entraide),
- le DEFAP (Département Evangélique Français d'Action apostolique),
- l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture),
- la FEEUF (Fédération des Éclaireuses, Éclaireurs Unionistes de France),
- la Mission dans l'industrie,
- le CPCV (Comité protestant des centres de vacances),

contribuent au maintien du dynamisme et de l'ardeur de cette Eglise.

 

Relations avec les autres Eglises

L'Église du Pays de Montbéliard est unie aux autres églises par une action commune au niveau de l'Institut protestant de théologie, de la Société des Écoles du Dimanche, du DEFAP (Département Évangélique Français d'Action Apostolique), de l'ANELF (Alliance Nationale des Eglises Luthériennes de France)...

Les lieux de rencontre privilégiés sont la Fédération Protestante de France, la Fédération Luthérienne Mondiale ou encore le Conseil Oecuménique des Eglises.

Le nouveau diocèse catholique de Belfort -Montbéliard créé en 1 979 ainsi que les Eglises Orthodoxes de rites russe et grec, constituent ses vis-à-vis ecclésiastiques.

Des relations fraternelles sont entretenues avec les églises mennonites, l'Armée du Salut et quelques communautés baptistes.

 

Son journal d'information : « L'Ami Chrétien »

L'Ami Chrétien, journal mensuel d'information de la communauté du Pays de Montbéliard se veut au service des paroisses (rubriques locales d'informations} et au service de ses lecteurs par des articles d'informations générales, des analyses, recherches ou découvertes.